Choisir ses chaussures de marche pour la ville : ce qui compte vraiment
Pas besoin de chaussures de randonnée pour arpenter Paris. Mais une paire mal choisie suffit à gâcher l'envie de marcher. Voici les quatre points à vérifier en magasin.
Le bitume n'est pas un sentier
Les trottoirs parisiens sont durs, plats, avec des pavés par endroits et quelques bordures hautes. Une chaussure de montagne, rigide et lourde, y est inutile. À l'inverse, une ballerine ou un mocassin à semelle fine transmet chaque choc au talon.
Ce qu'il faut, c'est une chaussure souple, légère, avec un vrai amorti sous le talon. Beaucoup de chaussures de « marche active » ou de running à amorti modéré conviennent très bien.
Les quatre points à vérifier
1. L'amorti du talon. Appuyez avec le pouce à l'intérieur, sous le talon : on doit sentir une semelle qui s'enfonce un peu. C'est elle qui absorbe le choc à chaque pas.
2. La souplesse à l'avant. Prenez la chaussure par les deux bouts et pliez-la. Elle doit plier là où le pied plie, au niveau des orteils, pas au milieu de la voûte.
3. La largeur. Le pied s'élargit avec les années et en fin de journée. Les orteils doivent pouvoir bouger librement. Beaucoup de marques proposent des largeurs différentes : n'hésitez pas à demander.
4. Le maintien du talon. Le talon ne doit pas glisser quand on marche. Un contrefort un peu ferme à l'arrière aide beaucoup, surtout sur les pavés.
Quelques réflexes en magasin
- Essayer en fin d'après-midi, quand les pieds ont un peu gonflé.
- Venir avec ses chaussettes de marche, pas des collants fins.
- Marcher dans le magasin au moins cinq minutes, monter une marche s'il y en a une.
- Garder un doigt d'espace entre le gros orteil et le bout de la chaussure.
Si vous portez des semelles orthopédiques, apportez-les : la chaussure doit les accueillir sans comprimer le pied.
Les chaussettes, l'oubli classique
Une bonne chaussure portée avec une chaussette en coton épais qui fait des plis, et c'est l'ampoule assurée. Les chaussettes techniques, sans coutures, en fibres qui sèchent vite, coûtent quelques euros de plus et changent vraiment le confort sur une longue marche.
Quand les changer
L'amorti s'use bien avant que la semelle ne paraisse abîmée. Un repère courant : 600 à 800 kilomètres. Pour quelqu'un qui marche une heure par jour, cela fait environ un an. Si vous commencez à sentir le sol plus dur sous le talon, c'est le signe.
Pour un problème de pied particulier (oignon, douleurs persistantes, pied plat), un podologue saura conseiller le bon modèle. C'est souvent une consultation qui fait gagner beaucoup de confort.
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